Quand la Justice prétend comprendre et connaître le référencement naturel : le cas de selectionbiere.com !

Je ne suis pas le premier ni le dernier à revenir sur cette affaire concernant la désicion de justice condamnant Julien L au profit de Céline S… concernant les sites internet « selectionbiere.com » et « saveur-biere.com » mais pour le moment je n’ai lu nulle part des réactions concernant le défaut de connaissance en référencement dont fait preuve cette décision de justice pour statuer de manière… si pitoyable.

Je ne vais pas vous faire un rappel des faits étant donné qu’il existe déjà pléthore de sites en ayant fait la description, je vous inviterai donc à vous rendre sur cette page afin de prendre connaissance des faits ayant initiés cette démarche de la part de Céline S.

Je me contenterai pour ma part de revenir sur ce qui m’a fait bondir concernant ce jugement que je qualifierai d’inadmissible… tant le défaut de connaissance du référencement émane des affirmations et autres préjugés dont fait preuve la justice dans son jugement.

On dit en général que la Justice a toujours raison et  réponse à tout.. et bien s’il est un domaine où la justice possède d’indéniables lacunes, c’est bien celui du référencement naturel.. mais chut.. elle ne veut pas le dire ni le montrer, alors elle rend de grandes décisions totalement incohérentes et digne d’un élève de CP qui malgré l’envie de comprendre ne peut pas tout connaître ni affirmer… car il n’a pas assez de pratique ni de connaissances ce qui est bien normal !

Sur ce point, Céline S. en a récolté les fruits.. je dirai même qu’elle a eu de la chance que notre justice Française n’y connaisse absolument rien sur le fonctionnement d’un moteur de recherche en général et encore moins sur celui de Google… car cela lui a permis de bénéficier de certaines décisions concernant la fameuse « concurrence déloyale » dont est accusé Julien L. mais qui en fait n’en est absolument pas…

Je vais vous citer quelques passages de cette décision qui m’ont totalement affolé à leur lecture :

« Attendu que les moteurs de recherche classent les sites selon leur indice de popularité calculé en fonction du nombre de liens pointant vers eux qu’en outre ces sites dits satellites comportent un grand nombre de fois le mot-clef “biere” indicatifs retenus par les moteurs de recherche pour élaborer le classement en page de résultats »

Prenons juste ce passage : qui ? quoi ? où et comment la justice peut-elle faire une telle affirmation sur le fonctionnement de l’algorithme d’un moteur de recherche.. et de quel moteur parle t’elle ? Est elle au courant que chaque algorithme est différent et que nous, référenceurs, nous passons nos journées à essayer de décrypter au maximum partie de ces algorithmes.. sans tout savoir ?

C’est en ça que je disais que Céline S. a largement bénéficié de l’ignorance la plus totale dont a fait preuve notre belle justice Française à l’égard du référencement naturel et du fonctionnement des moteurs de recherche !

Un autre passage tout aussi croustillant :

« Attendu qu’en multipliant la réservation de noms de domaine comportant à de nombreuses reprises le terme biere favorisant la création de liens orientant vers leur nom de domaine, le plaçant de ce fait en tête des moteurs de recherche, Julien L. et la sarl Saveur Biere ont commis des actes de concurrence déloyale en privant le site appartenant à Céline S., qui exerce dans le même secteur d’activité, d’être normalement visité ; »

Alors la je pense que nous atteignions le summum ! Pauvre Céline S qui est « victime d’actes de concurrence déloyale » car privée de popularité ! A cette absurdité j’ai juste envie de répondre par : Elle n’avait qu’a la créer sa popularité au lieu de venir pleurnicher comme une gamine en prétextant que Julien L. l’a lui a volée !!!

Ceci reflète une nouvelle fois un comportement tellement enfantin de la part de la plaignante et de la justice que c’est à se demander si c’est une blague ou bien si nous sommes réellement dans la réalité !

Il faut savoir que la création de sites annexes (identifiés comme sites satellites dans le jugement mais je n’ai jamais aimé cette expression qui ne veut rien dire car chaque site est unique et possède sa finalité) afin de parler de son activité, de proposer des articles thématiques sur le sujet et ainsi renforcer sa présence sur le net n’est ABSOLUMENT PAS une action incriminée par les Guidelines de Google ni par n’importe quel autre moteur d’ailleurs.. la mise en place de ces « outils de popularité » comme je les nommerai représente un travail considérable de rédaction, etc… et pourrait être comparé au travail qu’un attaché de presse ferait pour la promotion d’une marque de vêtements auprès des magazines féminins … parle t’on de concurrence déloyale quand une société a les moyens de se payer une attaché de presse et possède des parutions presse quasi hebdomadaire dans les plus grands magazines de mode ??

Non .. certainement pas.. et cela ne viendrait jamais à l’idée d’une marque d’aller attaquer une autre parce qu’elle est plus populaire qu’elle (enfin qu’elle a su se rendre plus populaire !!).

Je ne reviendrai pas sur la partie du jugement qui parle des machines à bière etc.. car cela sort du cadre du référencement et que je n’ai pas d’avis particulier là-dessus ne faisant pas parti du secteur de la bière (même si j’aime bien m’en taper une bonne en été) ! 🙂

Bref.. pour résumer, je dirai simplement que ce jugement me dégoute au plus haut point et que j’imagine que ce pauvre Julien S. doit être totalement révolté d’un tel manque de cohérence et de connaissance dont fait l’objet cette décision de justice…

Quand à Céline S. je dirai qu’elle a eu de la chance.. beaucoup de chance.. qu’aucune décision n’est déjà fait l’objet d’une telle médiatisation car le référencement est jeune.. et que comme pour la poignée d’internautes condamnés à l’époque pour du téléchargement illégal, je dirai que Julien S. est malheureusement la victime d’une justice qui veut faire du zèle et a voulu frapper un grand coup pour ce premier jugement !

Mais comme on dit, « le ridicule ne tue pas » … enfin il rend ridicule tout de même 🙂

  1. Je pense amha que tu y vas un peu fort sur l' »attitude pleurnicharde » de Céline.
    Si j’en crois ses échanges avec un avocat ( hors de l’affaire) elle l’attaquant pas initialement pour les faits SEO, mais pour le dénigrement.

    En revanche, je te rejoins plutôt sur bon nombre d’autres points ( regarde mon blog en signature) j’ai moi aussi traité le sujet sous le prisme du referencement.

  2. Bien sûr que j’y vais un peu fort mais ça m’énerve tellement de lire autant de conneries dans un rendu d’un tribunal de justice ! :o)

    Quand à Celine S. il y a tout de même dans le rendu de justice officiel pour lequel j’ai fait un lien dans l’article une partie qui traite du sujet de la « concurrence déloyale » concernant les sites annexes.. et là je trouve que ELLE y va un peu fort ! 🙂

  3. Comme je te l’indique, si tu vas voir lés échanges qui ont eu lieu ensuite avec Cedric Manara un autre avocat), tu verras que c’est sont avocat qui a souhaité attaquer sur ce point. Ce n’était pas son grief de départ.

    Pour être plus clair, ni toi ni moi n’étions sur place et ne connaissons totalement l’affaire. C’est juste pour cela que j’éviterais de « taper » sur Céline.

    Sur le fond, sa société a été dénigrée, C’EST de la concurrence déloyale sur le plan légal. A mon avis, elle a eu raison de ne pas se laisser faire.

    Après, l’amalgame fait avec le SEO et les sites satellites est une relative ineptie dans la mesure ou je pense que le juge a statué sans rien y comprendre. Il faut croire que Céline avait un bon avocat 🙂

    C’est d’ailleurs le sens de mon article, et du tien.

    Sinon, lorsque tu dis « je n’ai lu nulle part des réactions concernant le défaut de connaissance en référencement dont fait preuve cette décision de justice pour statuer de manière… si pitoyable. » Il y a pourtant eu un paquet d’article qui ne traitaient que de ça 🙂

  4. Peu importe le fait que ce soit Céline S. ou ses avocats qui ont formulé des chefs d’accusation en ce qui concerne les sites « satellites », je trouve cela ridicule et effectivement la justice répète bêtement dans son rendu ces affirmations concernant le référencement qui ne veulent rien dire…

    En fait c’est surtout la Justice qui m’énerve dans cette affaire.. pas tant Céline S. quoique… 🙂

  5. Je rejoins assez les autres commentaires. La plaignante n’y est pas pour grand chose. Ce qui me laisse toujours pantois. Quand un magistrat atteint ses limites de compétences (c’est criant dans la attendus comme le billet le relève), il nomme un expert indépendant pour examiner les faits. C’est plus que courant. Là visiblement rien. Pour une Cour d’appel ça manque terriblement.

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